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Kaloome

Dimanche 14 août 2005 KALOOME musiciens gitans de Perpignan au théâtre de verdure

Kaloome

La rumba, c’est l’âme des Gitans catalans. A 6 ans, Tato grattait la guitare du grand frère. A 10 ans, il fonde son premier groupe de Rumberos au Haut-Vernet, la cité gitane de Perpignan.

Trente trois ans aujourd’hui, il n’en revient toujours pas de gagner sa vie avec la musique. C’est pourtant un éblouissant guitariste, qui a fait des tournées dans le monde entier avec Tekameli, le désormais fameux groupe du quartier Saint-Jacques qui chante les bouleversants cantiques gitans. Mais Tato avait envie d’horizons plus vastes. C’est à la casa musicale, une pépinière créée par Guy Bertrand, ethnomusicologue passionné de culture gitane, qu’il les trouve : dans les ateliers qu’il anime, se pressent des gosses des rues bourrés de talent en friche…



Fondé il y a deux ans, le groupe Kaloomé (jeu de mot sur calumet et kalo, une des langues gitanes) est un raccourci du monde selon Tato : six musiciens dont certains, arrachés à l’ennui des técis, sont diaboliquement doués ; un chanteur de 19 ans à la voix qui vous cloue ; un virtuose de la guitare flamenca de 20 ans ; deux jeunes payos (non-Gitans), dont une femme exceptionnelle dans les groupes de rumba. Au violon, Caroline, médaille d’or du conservatoire, a tout réappris avec les Gitans : « J’étais violoniste, je suis devenue musicienne avec eux.». Tato lui, aime la touche classique qu’elle apporte à sa free-rumba. Comme il aime que Guillaume, l’autre payo, colore sa basse électrique de blues, de reggae et de raga indien.

voir la compilation avec extraits musicaux

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