Bonjour, vous êtes le
ème visiteur !
A noir, E blanc,
I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
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dit par Le Tourniquet
Pistes pour la lecture de " Voyelles "
de Arthur RIMBAUD
(Je dis bien "pistes pour la lecture", et non explication, car le but n'est pas d'éliminer du sens, mais d'en amener, de construire au poème la plus grande quantité possible d'harmoniques, d'enrichir le champ des connotations, afin d'ajouter de l'écho au poème et de la profondeur à notre lecture)
Tout d'abord, à propos du jeu sur les couleurs, relire les Réparties de NINA
où l'on perçoit, il me semble, l'amertume du poète vis-à-vis des femmes, qui lui proposent leur prosaïsme, alors qu'il attendait Vénus ou Ophélie
Arthur Rimbaud
En 1872, il écrit "Voyelles". ou pendant l'hiver 1871
"voyelle"=lettre, voyance, lettre du voyant
voir aussi :
et Victor Hugo, à propos des lettres de l'alphabet
extrait de "La lettre et le signe"
et encore :
et les dossiers pédagogiques de la Bibliothèque nationale de France
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
voir "L'Alchimie du verbe" : J'inventai la couleur des voyelles ! - A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert.
- le A a la forme d'une mouche (l'insecte)
"A noir" : Aluta en latin, mouche pour le maquillage
voir aussi la mouche noire, ou mouche assassine
Une "oeillade assassine" n'est parfois rien d'autre qu'une volonté d'assassinat qui n'ose pas s'assumer. Cela n'a évidemment rien à voir avec la "mouche assassine", mouche noire que les dames se mettaient au-dessous de l'oeil, sans doute pour "piquer" la jalousie d'un soupirant.
"E blanc"= le chant de l'annonce pascale (Exsultet), "eu" signifie "bien" en grec, blanc de l'oeuf, ou "euh!" d'hésitation, blanc de la pensée
voir aussi, à propos du "E", les lettres liturgiques, ou lettres dominicales
"I rouge" comme "ire"=colère, rouge de colère
"U vert" : U, c'est tout d'abord la forme d'un verre [U], Rimbaud y buvait de l'absinthe, alcool *********surnommé "La fée verte"
voir la chanson de RENAUD : "Mon bistrot préféré"
"Trenet vient nous chanter une Folle Complainte
Cependant que Verlaine et Rimbaud, à l’absinthe
Se ruinent doucement en évoquant Villon
Qui rôde près du bar et des mauvais garçons"voir "Rimbaud""Correspondance" éditions de la Pléiade page 286
à Ernest DELAHAYE
à Charleville
Parmerde*, Juinphe 72. (*Paris, juin 1872)
".... Il y a bien ici un lieu de boisson que je préfère. Vive l'académie d'Absomphe, malgré la mauvaise volonté des garçons ! C'est le plus délicat et le plus tremblant des habits, que l'ivresse par la vertu de cette sauge de glaciers, l'absomphe ! Mais pour, après, se coucher dans la merde !
Toujours la même geinte, quoi ! Ce qu'il y a de certain, c'est : merde à
Perrin. Et au comptoir de l'Univers*, qu'il soit en face du square ou non.
*(le café de l'Univers, à Charleville)
vert=vuiridus en latin, V et U se confondent en latin
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
"Voyelles, je dirai vos naissances latentes" :
"latentes" = cachées
voyelles, je dirai vos sens (nais-sances) cachés
A, noir corset velu des mouches éclatantes
de
petites mouches si Jolies que l'envie
me prit de les decrire.
"corset velu"=> les mouches sont velues
"éclatantes" peut évoquer un reflet, mais aussi le bruit des mouches qui s'envolent lorsque quelqu'un approche :
"Telle la prairie
A l'oubli livrée,
Grandie et fleurie
D'encens et d'ivraies,
Au bourdon farouche
Des sales mouches."
"Chanson de la plus haute tour", dans "L'Alchimie du verbe" :
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
il n'est pas impossible de penser là au poème de BAUDELAIRE : " UNE CHAROGNE"
mais aussi aux poèmes de Rimbaud : Morts de Quatre-vingt-douze et Le mal
Golfes d'ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes ;
"Golfes d'ombre" : Rimbaud surnommait sa mère "la bouche d'ombre" voir La pléiade Rimbaud ouvres complètes page 265
lettre à Paul DEMENY de Charleville le 17 avril 1871 :
"j'ai apaisé la bouche d'ombre pour un temps" (=j'ai calmé ma mère en travaillant au journal, "le progrès des Ardennes").
voir "Une saison en Enfer" (éditions de La Pléiade "Rimbaud Oeuvres complètes" page 237)
"J'étais mur pour le trépas, et par une route de dangers ma faiblesse me menait aux confins du monde et de la Cimmérie, patrie de l'ombre et des tourbillons"
voir aussi Victor HUGO : "La légende des siècles"
"L'Asie, où la hauteur des rois s'épanouit,
A ce contentement que l'univers est sombre ;
Ici la Cimmérie, au delà la Northumbre,
Au delà l'âpre hiver, l'horreur, les glaciers nus,
Et les monts ignorés sous les cieux inconnus ;"
"golfe" : du grec "kolpos", sein.
"ombre" : (mythologie) personne défeinte, qu'on se représentait comme une espèce de fantôme.
La croyance aux ombres, dans l'Antiquité, procédait de la foi à la survivance à demi matérielle de l'âme. Ulysse, dans l'Odyssée, évoque les âmes des héros. A Rome, cette croyance s'est fortifiée de vieilles superstitions italiques et des idées étrusques sur les Enfers ; les ombres (umbrae, simulacra) se confondirent avec les mânes, les lémures et les larves. On se les représentait le plus souvent comme réunies aux Enfers, où elles recevaient récompense ou châtiment. De là la croyance aux fantômes et aux évocations des morts, et les rites funéraires de l'Antiquité.
"ombre" : (latin umbra) poisson osseux (famille des salmonidés), se distinguant des saumons,
des truites et des ombles par sa petite bouche. ( L'espèce européenne [Thymallus thymallus], vit en France, dans l'Ain et le Doubs. Ce poisson de sport se pêche communément à la mouche, soit en surface [mouche sèche], soit entre deux eaux [mouche noyée]. Il se prépare comme la truite. (Grand Larousse Encyclopédique)
- à noter que "ombre" est de la famille de "ombrelle", mais aussi de "ombelle".
"candeur"=blancheur => vapeurs blanches et toile de tente blanche
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
"lances des glaciers fiers" => voir plus haut :
Vive l'académie d'Absomphe, malgré la mauvaise volonté des garçons ! C'est le plus délicat et le plus tremblant des habits, que l'ivresse par la vertu de cette sauge de glaciers, l'absomphe !
"lances des glaciers fiers" pourrait évoquer l'absinthe, la plante :
L'Absinthe en quelques mots: "la plante"
Artemisia absinthium ou l'Aluine, Alvine, Herbe Sainte, Herbe des Vierges, Herbe aux Vers , présente une tige verte couleur argent, de 50 cm à 1 m, érigée et vidée,
"Lances des glaciers fiers"=Pénitents de neige, forme qui apparaît sur les glaciers tropicaux, notamment dans les Andes, sous l'effet d'une fusion différentielle due à l'insolation (Grand Larousse Encyclopédique)
"rois blancs" : serait-ce les rois blancs de l'épiphanie qu'évoque Edmond Rostand ?
voir aussi pour "rois blancs"
"glaciers"=blanc, "rois blancs", "ombelles"=fleurs blanches
"frissons d'ombelles"
Une jolie petite mouche noire se baladant sur une ombellifère.
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
"les pourpres" sont des mollusques dont on extrait la couleur pourpre,
de là à penser que Rimbaud évoque les sexes féminins et les menstrues,
il n'y a qu'un pas, assez facile à franchir si l'on voit l'opposition entre ces lèvres-là,
dont le "I" peut bien figurer la fente, et les "lèvres belles", qui peuvent, elles évoquer la bouche, et le rire - en sachant que l'auteur a pu manifester de la répulsion vis à vis des femmes après ses premiers échecs amoreux, c'est tout du moins ce que suggère Claude Jeancolas (Grandes Biographies chez Flammarion : RIMBAUD pages 274 à 278)
voir l'article à propos de cette biographie dans LIRE.fr
"pourpres"=rouge, "sang"=rouge, "lèvres"=rouge
"rires" => "hi! hi!hi!"
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
"la colère" ou Ire, très proche du mot "rire" on est aussi "rouge de colère"
Les confréries de pénitents remontent au XIIIème siècle. Ce sont des associations d'hommes qui, pour faire pénitence de leurs fautes, s'imposent certaines pratiques, comme d'ensevelir les morts, suivre les processions, chanter les offices, etc.
Il couvraient leur tête et leurs épaules d'un capuchon en forme de sac, dont la couleur variait selon les confréries. Il y eut, en France, des pénitents bleus dans le Languedoc et dans le Dauphiné des pénitents noirs en Picardie, des pénitents blancs à Lyon et à Avignon, etc.
Plusieurs congrégations de femmes ont pris le nom de "pénitentes". Les plus importantes sont : les pénitentes de Notre-Dame du refuge, instituées à Nancy en 1631 pour le relèvement des femmes déchues; les pénitentes de Sainte-Marie-Madeleine, instituées à Worms (1227) dans la même intention. (Grand Larousse Encyclopédique)
La Chapelle
des Pénitents surplombe les remparts au bord de l'Etang de
Thau à Mèze. Elle a été construite en 1147, restaurée au
XVIIe siècle. En 1792 la Chapelle est désaffectée et transformée
en atelier de tonnellerie. En 1872 nouveaux travaux de mise en état.
"colère"=rouge, "ivresse"=vin=rouge, les pénitents peuvent aussi être habillés de rouge
voir aussi Verlaine
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
"U" pourrait évoquer la forme du verre [U]
"vibrement divin des mers virides" pourrait évoquer l'ivresse provoquée par l'absinthe, surnommée "la fée verte"
voir la chanson de RENAUD : "Mon bistrot préféré"
"Trenet vient nous chanter une Folle Complainte
Cependant que Verlaine
et Rimbaud, à l’absinthe
Se ruinent doucement en évoquant Villon
Qui rôde près du bar et des mauvais garçons"
"viridus" en latin signifie "vert"
"cycles" pourrait évoquer le cycle des saisons
ou les cycles de la lune
mais aussi "U cycles" pourrait évoquer le bruit du ressac sur la plage, les vagues successives qui s'écrasent sur la plage.
"Cycles pourrait évoquer le cycle des marées.
"vibrements divins" pourrait évoquer les vagues,
mais aussi, si l'on retient l'hypothèse des champs,
les bourdonnement de la vie, des insectes dans ces champs,
ou encore, le tremblement de l'air au dessus des champs par grande chaleur
"mers virides" autrement dit "verts océan" pourrait évoquer les champs,
les blés encore verts par exemple, alors que les pâtures sont évoquées dans le vers suivant
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
"Paix", en latin "pax", presque homonyme de "Pâques"
"Paix" peut évoquer simplement le silence,
les couleurs, mais aussi les sons :
d'ailleurs, dans ces deux derniers sonnets, l'alternance bruit-silence semble assez évidente :
vibrements => paix
"studieux" évoque le silence
"clairon" "strideurs" => Silences
mais "Silences traversés" => le son du Clairon traverse le silence"
on peut rappeler aussi : "éclatantes", "bombinent", mais aussi rires"
dans les deux premiers quatrains
"pâtis" : les pâturages sont verts
voir "L'alchimie du verbe" :
pensons également à l'Agneau Pascal (agneau de Pâques, sacrifice de Jésus sur la croix : Dieu a donné son fils unique pour que les hommes soient sauvés)
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
"paix" semble pouvoir être pris dans le sens de "silence"
mais c'est aussi la paix du Christ qui accompagne les fidèles à la fin de l'office
l'effort d'un front studieux lui fait des rides en forme de "U"
O, suprême Clairon plein de strideurs étranges,
"suprême Clairon"=clairon qui annonce la fin du monde
Silences traversés des Mondes et des Anges :
"Clairon" et "Monde" évoquent le nom "Clarimonde",
héroïne de "La Morte amoureuse" de Théophile GAUTIER
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
"O" pourrait aussi faire penser au très joli poème "Ophélie" :
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !
Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre
folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
-- Et l'infini terrible effara ton oeil
bleu !
Mais encore à "Fleurs", dans "Les Illuminations" :
"Tels qu'un dieu aux énormes
yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux
terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses."
et aussi : Éternité :
"Elle est retrouvée.
Quoi? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le Soleil."
Une des dernières pistes : Rimbaud a chanté Vénus à plusieurs reprises (voir "L'invocation à Vénus" mais surtout "Credo in unam"
Je crois en Toi ! Je crois en Toi ! Divine Mère
!
Aphrodité marine ! ô ! la vie est amère,
Depuis qu'un autre dieu nous attelle à sa croix !
Mais c'est toi la Vénus ! c'est en toi que je crois !
voir aussi : Vénus Anadyomène et encore : Soleil et Chair) , ce rayon pourrait être le rayon de Vénus au moment de son coucher, qui passe successivement par toutes les couleurs évoquées dans le poème.
voir également :
les chromatismes légendaires, sur le couchant.
O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
"l'Oméga"=dernière lettre de l'alphabet grec=la fin=la mort
O l O : (O l'Oméga) ces lettres dessinent deux yeux séparés par le nez
"violet" est la couleur de la mort ("La Morte amoureuse")
"Ses Yeux" le "S" comme serpent et le "Y" comme la langue fourchue
mais aussi, "ses yeux" peut évoquer l'annonce de Pâques :
Oculi = quatrième dimanche avant Pâques = troisième dimanche de Carème
Oculi en latin = les yeux
voir à ce sujet le poème de Théophile GAUTIER : Caerulei oculi
- à remarquer que les couleurs utilisées par Rimbaud correspondent aux couleurs liturgiques
peut être interprêté comme MArie
ou Morte Amoureuse (la couleur violette suggérant la mort)
dans " Clairon " et " Mondes " (tous les deux écrits mystérieusement avec une majuscule).
LETTRE DU VOYANT /
Car JE est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Cela m'est évident . J'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute : je lance un coup d'archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d'un bond sur la scène.
ANGÉLIQUE
Angelica
Archangelica (Ombelliféres)
NOMS
COMMUNS : Angélique de bohème ou des jardins, Archangélique, Herbe aux anges, Herbe de saint esprit. CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX : dans la souche radicante, huile essentielle, coumarines ; dans le fruit, huile essentielle, furocoumarine. PARTIES UTILISEES : souche radicante, fruit ou semence et feuille. |
UN
PEU D'HISTOIRE : Les médecins de la Renaissance appellent sa racine « racine du Saint-Esprit » en raison des « grandes et divines propriétés » qu'elle a contre de très graves maladies et Paracelse raconte qu'elle fut un « médicament merveilleux » à Milan où sévissait une épidémie de peste en 1510. Elle entre donc dans la confection de la plupart des grandes spécialités de jadis et passe même pour être, comme le ginseng, un élixir de longue vie. Ses précieuses propriétés ont motivés les réflexions suivantes : « Si cette plante avait le mérite d'être étrangère, elle serait aussi précieuse pour nous que le ginseng l'est chez les Chinois; elle se vendrait à prix d'or (Bodart) et « Nous voyons avec peine qu'une plante si active et si riche en propriétés soit si peu usitée de nos jours, tandis qu'on adopte avec enthousiasme quelques remèdes exotiques dont la nouveauté, la rareté, la cherté font seules tout le mérite » (Roques). |
DESCRIPTION
: L'Angélique est une très belle plante bisannuelle pouvant atteindre jusqu'à 2 mètres de hauteur. Sa racine est forte, charnue, noirâtre, très rameuse, supportant une tige épaisse, cylindrique, dressée, très rameuse également, creuse à l'intérieur. Les feuilles sont alternes, très grandes, deux ou trois fois ailées, à folioles ovales, lancéolées, aiguës et dentées. Les fleurs, d'un jaune verdâtre, disposées en larges ombelles, sont visibles vers juillet, août. Le fruit, jaune crème ou marron clair, est ovale, allongé, aplati, relevé par des cottes saillantes. |
"Abécédaire de Phytothérapie" © 1999-2000
Vincent RODZKO
09.07.2000
BIBLIOGRAPHIE :
Arthur RIMBAUD OEUVRES DES ARDENNES AU Désert Une saison en enfer Illuminations Poésies et oeuvres diverses (Lire et voir les classiques) pocket isbn 2-266-03362-x
RIMBAUD Claude JEANCOLAS Grandes Biographies Flammarion FF 7374-99-X
L'opinion de Hubert Félix THIÉFAINE sur
RIMBAUD